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ArticlesLe Grand Paris – quel intérêt pour Alfortville ?
Le Grand Paris ne doit pas être une super-structure de plus, s’empilant entre la commune, la communauté d’agglomération, le département et la région, créant des titres supplémentaires sans utilité pour quelques politiques et surtout de l’inertie. Il doit résoudre les problèmes d’une grande métropole qu’elles ne traitent pas. Si Grand Paris il y a, il devra se substituer totalement aux structures existantes, dans des domaines précis, évitant ainsi les doublons de personnel, avec une culture de mesure des performances et de résultats. Sacré challenge !! Mais quel serait l’impact concret pour les alfortvillais ? A Alfortville, le bât blesse en particulier pour l’attractivité économique et les transports ! Pour l’économie, il faut une fiscalité plus attrayante pour les entreprises. Notre taxe professionnelle est une des plus chères du département. Résultat ? peu de création d’emplois chez nous, peu de sièges sociaux de grands groupes, qui se battent pour s’installer à St Maurice, Charenton ou Vincennes, mais jamais à Alfortville. Si le Grand Paris (ou quelque soit son nom final) avait la main sur la fiscalité, il l’harmoniserait et notre taux de taxe professionnelle serait plus attractif. On pourrait plus facilement envisager alors de créer ce pôle d’affaires de l’Est francilien. Pas pour faire la Défense-bis, mais plutôt des pôles de compétitivité concertés, utilisant au mieux les terrains de la ZAC Bords de Marne, Chinagora, les entrepôts du BHV, ou la reconversion des terrains de l’ancienne gare de marchandises. Pour les transports, ne refaisons pas l’article sur le RER D, sa fréquence insuffisante, ses retards chroniques et non affichés, ses rames vétustes et la sécurité des abords (lien) ! Ni sur les 40.000 véhicules qui traversent chaque jour le Val de Marne… Ils seraient pourtant réglés en grande partie par un projet type « Orbival » ou « Métrophérique », de banlieue à banlieue ! Pour traiter ces problèmes, il faut des crédits (les 100 M€ du plan d’urgence pour le RER D ne sont qu’une étape). L’implication de la SNCF (acteur national ayant une vue globale) et de l’Etat sont nécessaires. Encore un domaine où l’efficacité plaide pour un Partenariat Public-Privé (PPP) !! Le grand emprunt de 2 milliards d’euros accélérerait la remise à plat les transport dans leur globalité, de manière concertée et efficace, Sinon, aucun effet positif n’apparaitra avant 2014 (voir notre article sur les transports et le SDRIF – lien). On le voit bien : les grands projets économiques, d’urbanisme et de transport ne peuvent pas être réglés localement, en ignorant qu’on fait partie d’une métropole. Vous aussi, donnez votre avis en allant voir le questionnaire du site : www.debat-grandparis.com A titre d’exemple du fonctionnement de notre Région : 21 mai 2008 L'Ile-de-France : bonne dernière en Europe... Au palmarès des régions européennes en matière de fiscalité locales pour les entreprises, la région Ile-de-France, se classe 13e sur 13. C’est facile à retenir, elle est dernière…Ce classement a été établi en décembre 2007 par le cabinet Ernst et Young. Les régions les plus « amicales » pour les entreprises sont Nord Hollande, Madrid, Barcelone, Dublin où le poids de la fiscalité locale moyenne est inférieur à 100 000 €. En Ile-de-France, c’est 518 000 €, juste 5 fois plus ! Posté le 05/08/2008 | 42 consultations | 5 commentaires | Voir et commenter l'article Le Grand Paris se dévoile un peu plus Deux mois après sa nomination au gouvernement, le secrétaire d'Etat chargé du Développement de la région capitale, Christian Blanc, a dévoilé mardi les premières actions visant à faire de Paris une «ville-monde» d'ici à 2030. Mise en place d'une équipe dédiée, d'un calendrier d'exécution, lancement de «projets structurants»… Présentation. «Pour jouer à plein son rôle moteur, notre région capitale manque depuis trop longtemps d'une vision partagée de son avenir. Il convient donc d'imaginer une ambition, une vision à 20 ou 30 ans», a déclaré mardi, Christian Blanc, chargé il y a deux mois par le président Nicolas Sarkozy de «définir une vision pour la région capitale à l'horizon 2030, et d'imaginer les modes d'organisation qui permettront à tous les acteurs concernés de faire de cette vision une réalité» Le secrétaire d'Etat a fixé mardi 6 objectifs principaux : «redonner une vitalité économique forte à la région capitale» , «tenir compte des populations qui habitent des zones en grande difficulté» , «anticiper les conséquences du nouveau contexte écologique» , «dimensionner les infrastructures» , et «prévoir des gestes architecturaux forts» . Posté le 05/08/2008 | 17 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article Vélib : du nouveauPar une décision du 11 juillet 2007, le Conseil d'Etat vient de valider l'extension du réseau Vélib parisien aux communes de proche banlieue (voir par exemple ). Le 27 février 2007, la Ville de Paris avait signé un avenant au marché « Vélib » passé avec la société SOMUPI, filiale de JC Decaux. Le Conseil d'Etat vient de déclarer cet avenant régulier, désavouant ainsi le juge de première instance (voir notre article sur le sujet). En effet, pour le Conseil d'Etat, l'avenant ne bouleverse pas l'économie du contrat : il a une portée limitée financièrement et géographiquement et ne modifie pas la nature de la prestation fournie (fournir des vélos en libre services essentiellement aux Parisiens). L'extension porte sur l'implantation d'un nombre maximum de 300 stations supplémentaires (Paris en compte 1 451), soit 4 500 vélos, dans les communes limitrophes de Paris (les points rouges sur la carte représentent les stations vélib envisagées).
La carte des futurs emplacements des Vélib' en banlieue
Tout près de nous, Charenton et Ivry sont concernées. La Ville de Créteil a également décidé de lancer un appel d'offres pour la fourniture de vélos en libre service (voir LE PARISIEN). Le Vélib parisien s'étendra donc jusqu'aux portes d'Alfortville. La mise en place d'un système de vélos « libre service » doit être accompagnée de la mise en place de véritables pistes cyclables sécurisées. Or, la piste cyclable principale d'Alfortville est partagée avec les piétons et n'est pas totalement reliée à la piste cyclable partant du cimetière d'Alfortville, obligeant les cyclistes à emprunter une route départementale très fréquentée. En outre, il est préférable qu'Alfortville se regroupe avec d'autres villes limitrophes pour passer le cas échéant un marché de fourniture de vélos en libre service, afin de ne pas créer un vélib différent dans chaque ville, avec des systèmes qui pourraient être incompatibles entre eux. Le territoire de la Communauté d'Agglomération se prête d'ailleurs mal à la mise en place d'un sytème de « Vélib » commun entre ses trois communes membres. Un rapprochement avec Maisons Alfort serait plus pertinent.
Posté le 20/07/2008 | 57 consultations | 2 commentaires | Voir et commenter l'article Rechercher dans les articles |