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  • Mis à jour le 27-08-2008
  • Créé le 14-07-1880


Articles

Catégorie Economie et Transports

Le Grand Paris – quel intérêt pour Alfortville ?

 

Le Grand Paris ne doit pas être une super-structure de plus, s’empilant entre la commune, la communauté d’agglomération, le département et la région, créant des titres supplémentaires sans utilité pour quelques politiques et surtout de l’inertie. Il doit résoudre les problèmes d’une grande métropole qu’elles ne traitent pas.

Si Grand Paris il y a, il devra se substituer totalement aux structures existantes, dans des domaines précis, évitant ainsi les doublons de personnel, avec une culture de mesure des performances et de résultats. Sacré challenge !! Mais quel serait l’impact concret pour les alfortvillais ?

A Alfortville, le bât blesse en particulier pour l’attractivité économique et les transports !

Pour l’économie, il faut une fiscalité plus attrayante pour les entreprises. Notre taxe professionnelle est une des plus chères du département. Résultat ? peu de création d’emplois chez nous, peu de sièges sociaux de grands groupes, qui se battent pour s’installer à St Maurice, Charenton ou Vincennes, mais jamais à Alfortville.

Si le Grand Paris (ou quelque soit son nom final) avait la main sur la fiscalité, il l’harmoniserait et notre taux de taxe professionnelle serait plus attractif.

On pourrait plus facilement envisager alors de créer ce pôle d’affaires de l’Est francilien. Pas pour faire la Défense-bis, mais plutôt des pôles de compétitivité concertés, utilisant au mieux les terrains de la ZAC Bords de Marne, Chinagora, les entrepôts du BHV, ou la reconversion des terrains de l’ancienne gare de marchandises.

Pour les transports, ne refaisons pas l’article sur le RER D, sa fréquence insuffisante, ses retards chroniques et non affichés, ses rames vétustes et la sécurité des abords  (lien) ! Ni sur les 40.000 véhicules qui traversent chaque jour le Val de Marne… Ils seraient pourtant réglés en grande partie par un projet type « Orbival » ou « Métrophérique », de banlieue à banlieue !

Pour traiter ces problèmes, il faut des crédits (les 100 M€ du plan d’urgence pour le RER D ne sont qu’une étape). L’implication de la SNCF (acteur national ayant une vue globale) et de l’Etat sont nécessaires. Encore un domaine où l’efficacité plaide pour un Partenariat Public-Privé (PPP) !!

Le grand emprunt de 2 milliards d’euros accélérerait la remise à plat les transport dans leur globalité, de manière concertée et efficace, Sinon, aucun effet positif n’apparaitra avant 2014 (voir notre article sur les transports et le SDRIF – lien).

On le voit bien : les grands projets économiques, d’urbanisme et de transport ne peuvent pas être réglés localement, en ignorant qu’on fait partie d’une métropole.

Vous aussi, donnez votre avis en allant voir le questionnaire du site : www.debat-grandparis.com

A titre d’exemple du fonctionnement de notre Région :

 21 mai 2008 L'Ile-de-France : bonne dernière en Europe... Au palmarès des régions européennes en matière de fiscalité locales pour les entreprises, la région Ile-de-France, se classe 13e sur 13. C’est facile à retenir, elle est dernière…Ce classement a été établi en décembre 2007 par le cabinet Ernst et Young. Les régions les plus « amicales » pour les entreprises sont Nord Hollande, Madrid, Barcelone, Dublin où le poids de la fiscalité locale moyenne est inférieur à 100 000 €. En Ile-de-France, c’est 518 000 €, juste 5 fois plus !


Posté le 05/08/2008 | 42 consultations | 5 commentaires | Voir et commenter l'article

Le Grand Paris se dévoile un peu plus

 Deux mois après sa nomination au gouvernement, le secrétaire d'Etat chargé du Développement de la région capitale, Christian Blanc, a dévoilé mardi les premières actions visant à faire de Paris une «ville-monde» d'ici à 2030. Mise en place d'une équipe dédiée, d'un calendrier d'exécution, lancement de «projets structurants»… Présentation.

«Pour jouer à plein son rôle moteur, notre région capitale manque depuis trop longtemps d'une vision partagée de son avenir. Il convient donc d'imaginer une ambition, une vision à 20 ou 30 ans», a déclaré mardi, Christian Blanc, chargé il y a deux mois par le président Nicolas Sarkozy de «définir une vision pour la région capitale à l'horizon 2030, et d'imaginer les modes d'organisation qui permettront à tous les acteurs concernés de faire de cette vision une réalité»

Le secrétaire d'Etat a fixé mardi 6 objectifs principaux : «redonner une vitalité économique forte à la région capitale» , «tenir compte des populations qui habitent des zones en grande difficulté» , «anticiper les conséquences du nouveau contexte écologique» , «dimensionner les infrastructures» , et «prévoir des gestes architecturaux forts» .

Création d'une «administration de mission»
Pour atteindre ces objectifs, Christian Blanc s'est doté d'une équipe d'une cinquantaine de personnes, dirigée par Pierre Veltz, ancien directeur des Ponts et chaussée. Cette dernière aura pour rôle de mettre en place un certain nombre d'actions concrètes, parmi lesquelles le lancement vers la fin de l'année 2008 de «deux projets structurants» : création d'un cluster technologique et scientifique d'envergure mondiale sue le Plateau de Saclay au Sud, et aménagement de la Plaine de France au Nord-est.
Par ailleurs, le secrétaire d'Etat a annoncé mardi la présentation pour la fin de l'année d' «une stratégie et d'une première esquisse pour la région capitale à l'horizon 2030» ainsi que le lancement début 2009 de «projets prioritaires complémentaires» .

Christian Blanc compte présenter fin 2009 «un projet global pour l'avenir de l'avenir de la région capitale» et proposera également à ce moment-là «un mode de gouvernance» .

Pour rappel, Bertrand Delanoë a déjà prévenu mardi dernier qu'il ne souhaitait pas diriger le Grand Paris. Interrogé par le quotidien Libération sur la future instance regroupant Paris et ses voisines, le maire de Paris souhaite «une instance de pilotage commun». «Dans cette nécessité de créer une gouvernance commune, souple, performante (...) je souhaite que Paris donne de l'énergie, du savoir-faire, des moyens, mais je pense totalement inopportun que son maire en soit l'animateur principal» .


N.C-M

13/05/2008


Posté le 05/08/2008 | 17 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Vélib : du nouveau

Par une décision du 11 juillet 2007, le Conseil d'Etat vient de valider l'extension du réseau Vélib parisien aux communes de proche banlieue (voir par exemple ).

Le 27 février 2007, la Ville de Paris avait signé un avenant au marché « Vélib » passé avec la société SOMUPI, filiale de JC Decaux. Le Conseil d'Etat vient de déclarer cet avenant régulier, désavouant ainsi le juge de première instance (voir notre article sur le sujet).

En effet, pour le Conseil d'Etat, l'avenant ne bouleverse pas l'économie du contrat : il a une portée limitée financièrement et géographiquement et ne modifie pas la nature de la prestation fournie (fournir des vélos en libre services essentiellement aux Parisiens).

L'extension porte sur l'implantation d'un nombre maximum de 300 stations supplémentaires (Paris en compte 1 451), soit 4 500 vélos, dans les communes limitrophes de Paris (les points rouges sur la carte représentent les stations vélib envisagées).

La carte des futurs emplacements des Vélib' en banlieue

 

Tout près de nous, Charenton et Ivry sont concernées.

La Ville de Créteil a également décidé de lancer un appel d'offres pour la fourniture de vélos en libre service (voir LE PARISIEN).

Le Vélib parisien s'étendra donc jusqu'aux portes d'Alfortville.

 Est-il possible d'implanter le Vélib à Alfortville ?

La mise en place d'un système de vélos « libre service » doit être accompagnée de la mise en place de véritables pistes cyclables sécurisées. Or, la piste cyclable principale d'Alfortville est partagée avec les piétons et n'est pas totalement reliée à la piste cyclable partant du cimetière d'Alfortville, obligeant les cyclistes à emprunter une route départementale très fréquentée.

En outre, il est préférable qu'Alfortville se regroupe avec d'autres villes limitrophes pour passer le cas échéant un marché de fourniture de vélos en libre service, afin de ne pas créer un vélib différent dans chaque ville, avec des systèmes qui pourraient être incompatibles entre eux.

Le territoire de la Communauté d'Agglomération se prête d'ailleurs mal à la mise en place d'un sytème de « Vélib » commun entre ses trois communes membres. Un rapprochement avec Maisons Alfort serait plus pertinent.

 La coopération entre les communes de la petite Couronne est indispensable. Cet exemple souligne une nouvelle fois l'intérêt du Grand Paris.

 


Posté le 20/07/2008 | 57 consultations | 2 commentaires | Voir et commenter l'article

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