Des petits HLM neufs pour oublier les barres
Dans les zones sensibles, ces petits immeubles HLM remplacent avantageusement les tours et les barres dégradées, bientôt démolies. Nous l’avons déjà signalé. Mais devant les avis divergents constatés en commentaires, insistons un peu !
Rien qu’en février de cette année :
- La Courneuve : 87 logements sociaux répartis dans 4 immeubles de 6 étages livrés aux 4 000. Pour 14 millions d’euros (avec des subventions de l’Etat, de la région, de la ville, de Plaine commune et l’Ademe), en lieu et place de l’ancienne barre Renoir,
- Epinay : 110 logements de France habitation inaugurés. Dans ces nouveaux appartements de la Pépinière et du Stade nautique, sont relogés les habitants de la rue Dumas et de l’îlot Venelle, avant la démolition d’ici à 2012.
Apparemment, c’est possible partout, sauf à … Alfortville !
Chez nous, on préfère lancer des concours d’architecture pour mettre 73 logement sur 15 ou 18 étages, juste à côté des vieilles tours HLM qui en ont déjà 18 (lien) !
Curieuse conception de la mixité sociale et de l’environnement !
Roland D.


Commentaires
L'Homme Moderne le 15/03/2009 à 09:51:58N'oublions pas que c'est l'ANRU (sous un Ministre UMP) qui financera la rénovation pour 36 millions d'euros, et la région pour presque autant.
Certes le Maire se l'approprie, mais il ne faut pas reconstruire des HLM neufs à la place.
Cette opération doit servir à améliorer la mixité, que ce soit à Chantereine ou au grand Ensemble.
On doit donc y construire des petits immeubles en accession à la propriété (voire des maisons individuelles, on peut rêver!), des commerces et des équipements publics.
Tout ce qui manque parce que Rouquet et ses prédécesseurs l'ont ignoré pendant 30 ans !
Sarkozyste le 14/03/2009 à 22:03:42
C'est évident !
On ne doit pas reconstruire des tours HLM à la place des tours à démolir au 156 rue E Dolet, 3 rue des alouettes, et 17 quai de la révolution.
L'intégration est à ce prix.
Et c'est pareil pour la rue de l'avenir: il ne faut pas y construire sur 18 étages, pour entasser encore les gens là où il y a déjà des problèmes récurrents(voir les heurts récents du quartier Micolon, dont la presse ne parlera évidemment pas)